C’est le referendum.

By Beryl Wajsman on April 6, 2014

C’est le vote le plus important depuis 1995. Mettons de côté le fait que tant Pierre-Karl Péladeau que Mme Marois se sont clairement exprimé sur la tenue d’un referendum, que les Québécois soient prêts ou non (dépendamment de qui vous écoutez). Votez pour le PLQ et les libéraux en raison de leur courage de dire la vérité qu’on a tellement besoin d’entendre, d’attirer les candidats compétents pour s’attaquer aux problèmes auxquels nous faisons face; l’accent étant mis sur les priorités qui comptent vraiment.

 Philippe Couillard a eu la force d’âme pour déclarer ce que tous les Québécois ont besoin d’entendre lors du dernier débat; que le bilinguisme est un atout, que le français n’est pas en péril, que le Québec doit être compétitif dans un monde globalisé. Il essaie de sortir cette province du bourbier des névroses de nos guerres culturelles. Pour y parvenir, il essaie de renverser le climat de peur inculqué à plusieurs francophones par la rhétorique nationaliste de deux générations. Bien que son « beau risque » ait été critiqué par des stratèges politiques, ce dernier devrait être récompensé par les électeurs. Donc pour cette raison, même si vous habitez dans un district majoritairement libéral, votez en grand nombre. Montrez à tout le Québec que le peuple sera là quand quelqu’un aura le courage de réfuter les mythes propagés pour obtenir des gains partisans.  

Le triste bilan du gouvernement Marois ne peut être contesté même par les péquistes les plus fervents : la mauvaise gestion financière, les restrictions sur le développement des ressources, le déficit budgétaire de 2 milliards dollars, le refus flagrant de répandre l’industrie, la continuation des impôts élevés pour soutenir un État interventionniste avec une armée de bureaucrates syndiqués qui immobilise les votes. Les citoyens n’ont plus d’argent. Les Québécois n’ont plus le goût de vivre sous un gouvernement qui se mêle de tout. Les gens veulent qu’on leur laisse leurs prérogatives individuelles. Le Québec est au bord d’un effondrement au style grec. Certains marchés financiers nous ont déjà mis sous surveillance négative. L’augmentation des coûts d’emprunt va inévitablement mener à l’augmentation des impôts. C’est comme si ce gouvernement tente expressément d’affaiblir l’économie du Québec pour nous rendre tellement dépendants du chèque du gouvernement que nous n’aurons aucun choix aux urnes.

L’agenda social de Mme Marois a été caractérisé par des anciens politiques de division et de discorde. Du Projet de loi 14 au Projet de loi 60, il est imprégné de la diabolisation de « l’autre » et de l’extrémisme continue pour alimenter l’intolérance. Même certains aspects de ces législations qu’on pourrait qualifier raisonnables ont été empoisonnés par les extrêmes auxquelles elles sont menées par Mme Marois et M. Drainville. Ils ont empoisonné les puits.

 À cause de la continuation des guerres cultures par ce gouvernement, on se moque du Québec à l’échelle mondiale.  Les « Pastagate » vont au-delà d’une simple irritation, ils incinèrent toute tendance pour investissement et croissance. Notre dette est disproportionnée à notre taille. L’année dernière, pour la première fois, Montréal a été la dernière parmi les 22 centres urbains en Amérique du Nord en ce qui concerne la croissance économique. Ne vous y trompez pas! C’est une bataille pour Montréal. Si cet engin économique responsable pour les 2/3 du PIB de la province ne fonctionne plus, la plupart de nous autres vont finir par vivre dans un appartement d’une seule pièce et nous devrons survivre avec des prestations sociales gouvernementales sous-financées.

 M. Couillard a rassemblé les meilleurs talents des mondes de la finance et de la santé pour renverser ce processus. Les nouveaux arrivants tels Carlos Leitao et Dr Gaetan Barrette, comme les chevronnées telles Kathleen Weil, ont travaillé fort dans la protection des consommateurs, la justice et l’immigration. Son parcours foisonne de profondeur de talents et d’autorité pour renverser le déclin du Québec.

 Il ne faut pas s'imaginer qu’on exagère la menace. Ceux qui disent « laissez le Québec partir »  causent une injustice non seulement à cette expérience magnifique appelée le Canada, mais ils ne comprennent pas que la sécession du Québec aura des effets dévastateurs sur cette nation comme un dollar moins valorisé, des impôts plus élevés pour pourvoir au financement rendu plus onéreux qu’on aura à payer de nos poches. Selon toute probabilité, on ne pourra non plus protéger les épargnes dans les banques à charte fédérale.

 Votez pour Couillard. Votez pour les libéraux. Votez comme si votre vie en dépendait. Parce que c’est le cas.

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